Lectures...

Des lectures d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs, et celles de demain qui n'ont pas encore été traduites :)


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mardi 12 avril 2016

Des livres, des livres, encore des livres...

Tout est dans le titre... 
J'ai juste envie de mettre quelques photos de mes bibliothèques sur ce blog^^

Les poches, rangés par ordre alphabétique, et les grands livres de ma PàL: 


Maxime Chattam et Sophie Kinsella sont les plus présents sur cette photo, mais plein d'autres auteurs sympas sont cachés derrière :-)


Là, je pense que Tatiana de Rosnay, Valérie Tuong-Cong et Tolkien qui gagnent! Grangé et John Lang ne sont pas mal classés non-plus, mais ils sont à lire (ou relire), en bas...

Maintenant, mes "beaux" livres et tous mes Stephen King: 

En plus, les gros livres déjà lus... Et à gauche, tous les Walking Dead et BDs Kaamelott, mais ce n'est pas officiellement à moi ( je suis sympa, je daigne accorder une bibliothèque à monsieur...).

A l'étage; les romans en anglais déjà lus, J.K. Rowling et Shakespeare en tête: 


La PàL des romans en anglais... Plein de livres achetés à une époque juste parce qu'ils étaient en anglais, mais pour lesquels je n'ai jamais trouvé le temps ou la motivation... Ils risquent de rester dans ma PàL encore bien longtemps^^ ceux en anglais que je suis sûre de lire sont en fait rangés avec mes poches, sous mes yeux...
On est tous un peu pareil, non?^^ 


Geek et disneyenne, mes étagères n'y échappent pas... Tous les Harry Potter (français, anglais, les deux premiers tomes en allemand, le premier tome en espagnol), et les livres dérivés :-)
En-dessous, mes livres sur l'univers de Disney, et quelques figurines^^

Et enfin, la collection qui cache tous mes livres jeunesse: mes Chaire de Poule :-D j'en ai 74 sur 78, je n'ai jamais trouvé les quatre derniers tomes... J'ai du lire au moins cinq fois chaque tome, j'étais complètement accro quand j'étais gamine! C'est sûrement R.L. STine qui m'a rendue fan de lecture, je l'en remercie :-)

C'est bien beau, je raconte ma vie, mais j'ai encore 294 livres à lire... Pourtant j'essaie de réduire la PàL, je le jure! Et je sais qu'il y a pire que moi, ça rassure!

jeudi 17 mars 2016

22.11.63, Stephen King

Titre original: 11.22.63
Publication: 8 novembre 2011 (USA)
Edition: scribner (USA)


Résumé: Jake Epping, professeur d'anglais dans le Maine, mange régulièrement au Diner de son ami Al, qui a pourtant mauvaise réputation: les prix étant bas, la rumeur court qu'il s'agit de viande trouvée dans la rue... Un jour, Al demande à Jake de venir dans son diner pour lui montrer une chose invraisemblable. Dans le placard des réserves, il y a une faille spatio-temporelle, qui ne peut nous envoyer qu'à un seul endroit, à un seul moment, en septembre 1958. Jake rentre dans le placard, peu convaincu par son ami, qu'il trouve amaigri et fou. Toutefois, il se retrouve projeté dans le passé. Il en profite pour découvrir la ville de l'époque, boire une pinte... puis reviens dans le présent. Suite à cette expérience, Al lui explique tous les tenants et aboutissants du voyage dans le temps: l'effet papillon peut avoir des conséquences désastreuses sur le présent. On peut essayer de changer ce qui a été négatif dans le passé, mais les conséquences peuvent finalement être pires dans le présent. On peut voyager à sa guise entre le passé et le présent, mais chaque recommencement annule ce qui a été modifié précédemment.
Jake, récemment bouleversé par l'essai d'un de ses étudiants sur le meurtre de sa famille le soir de halloween 1958, saisit alors cette chance de pouvoir offrir à cet étudiant une vie sans ce drame. Et si on allait plus loin? Et si on pouvait vraiment modifié le passé pour éviter des drames nationaux? Et si on pouvait éviter le meurtre de JFK?...
Désormais homme des années cinquante, Jake change d'identité, et commence à traquer Lee Harvey Oswald, assassin présumé du président des Etats-Unis. Entre histoire d'amour et Histoire tout court, il a étrangement le droit à l'erreur, avec la possibilité de reprendre à zéro en revenant dans le présent...

Mon avis:J'avais entendu beaucoup de bien de ce roman, mais aussi du moins bien, notamment de la part de collègues qui ont arrêté leur lecture avant le deuxième chapitre. J'avais envie de le lire avant de voir la série avec James franco, produite par JJ Abrams, et j'ai accroché dès le départ. L'édition grand format n'étant pas disponible à la FNAC et refusant d'acheter un livre de poche de plus de 1000 pages (poche??? What the hell???), je l'ai acheté en VO directement ( au moins, ce rayon est bien fournit à la FNAC de Chambourcy :-) ). J'ai été dans l'histoire dès le début. La possibilité de changer le passé, de circuler entre deux espaces-temps, la description des scènes à l'identique, les résultats sportifs dans la poche pour pouvoir se faire un peu d'argent dans des paris... Très clairement, j'étais entre La Quatrième Dimension et Retour Vers le Futur. Génial! Stephen King a su reprendre les codes du voyage temporel et les expliquer clairement, dans l'action. Génial (encore).
A chaque nouvelle étape de l'investigation de Jake Epping, je stressais. Est-ce que Oswald va le repérer? Est-ce qu'il risque de mourir, dans ce cas dans le passé? Quelles seraient les conséquences sur le présent? Et s'il reprenait à zéro, devra-t-il recommencer toute sa relation avec Sadie (spoil)? Est-ce que des gens du passé pourrait se rappeler de lui s'il recommençait? Bref, je me laissais emporter par ma lecture tout en me posant 1001 questions.
D'un point de vue historique, l'histoire est vraiment cohérente. D'ailleurs, Stephen King explique ses recherches à la fin du roman, l'aide qu'il a eu, et les éléments qu'il a modifié pour que l'histoire avance sans rentrer dans des détails vraiment trop politiques. Il y a des références à la ségrégation avant les Civil Rights Movements des années soixante, le héros étant choqué par exemple de voir les noirs-américains aller dans des toilettes insalubres, au bout d'un chemin jonché d'herbes vénéneuses, mais l'auteur ne s'éternise pas sur les faits historiques. Un autre élément intéressant: nulle mention de la relation ( fantasmée ou réelle) entre JFK et Marilyn Monroe. Le nom de l'actrice n'est même jamais mentionné. Le lecteur est vraiment dans l'action, du côté de Jake Epping, d'autant plus que la focalisation est interne, donc on a droit à absolument toutes ses pensées et ses sentiments.

Dans sa version originale, le roman fait plus de 700 pages, je ne peux pas faire un article vraiment exhaustif, et la lecture en est tellement plaisante que je ne veux spoiler personne. J'ai mis plus de deux semaines à le lire, ce qui est beaucoup, et chaque moment de lecture était vraiment un moment que j'attendais avec impatience ( j'ai eu le même sentiment pour Career of Evil http://leslecturesdepouti.blogspot.fr/2016/02/career-of-evil-robert-galbraith.html), un moment où j'entrais, justement, "dans une autre dimension", comme dirait Rod Serling.
 C'est Rod ;)


La série est diffusée aux Etats-Unis depuis le 15 février 2016, et elle est plutôt bien adaptée, même s'il a fallu changer beaucoup d'éléments pour que cela tienne en 8 épisodes en moins d'une heure. Un conseil, lisez le roman (oui, je sais, c'est ce qu'on dit toujours!) avant de la regarder, car les détails donnés par Stephen King ont leur importance.
Un dernier détail, qui m'a fait sourire: on sait que Stephen aime faire des ponts entre ses romans ( comme entre Jessie et Dolores Clairborn), ici l'histoire se passe à Derry, en 1958, où des enfants se sont faits tuer par des clowns...

Bref, j'ai été plus que conquise par 11.22.63!

jeudi 19 mars 2015

Peur Bleue, Stephen King

Voilà un livre que j'avais depuis l'adolescence dans ma PàL (une dizaine d'années, quoi), mais il n'est jamais trop tard!

Résumé: Tarker's Mills, une paisible bourgade du Maine... jusqu'à ce matin de janvier où le cadavre d'un cheminot est découvert, sauvagement lacéré ; jusqu'à cette nuit de février où Stella Randolph croit accueillir l'homme de ses rêves : il ne restera d'elle qu'un corps à demi dévoré... Et chaque fois brillait la pleine lune. A Tarker's Mills, certains murmurent " loup garou ". D'autres ne veulent croire qu'à un loup affamé en ce terrible hiver. Quelqu'un évoque le Dr Jekyll et Mr Hyde. La peur règne et à chaque pleine lune un crime est commis. Le suspense durera douze longs mois...


Ce roman se présente en trois parties: tout d'abord, une note de l'auteur, qui explique le cheminement qui l'a conduit à écrire sa nouvelle.
La deuxième partie est la nouvelle, qui se divise en douze chapitres, correspondant chacune à un mois de l'année.
La troisième partie, la plus longue, est le scénario écrit par King, car la nouvelle a été adaptée au cinéma par Daniel Attias sous le titre de Silver Bullet ( la balle en argent). Les personnages centraux sont Marty, un garçon de dix ans handicapé, en fauteuil roulant, et sa grande soeur, de quatre ans son aînée. Tout au long de l'année, on suit donc le petit Marty, qui tente de résoudre ces affaires de meurtres en les mettant en relation.

Au début, je me suis dit "j'ai déjà lu la nouvelle, je connais la fin, à quoi bon lire le scénario entier?". Hé bien justement. Ce qui m'a plu, c'était de constater les différences entre la nouvelle originale de King, et l'adaptation qu'il a du en faire pour le cinéma, en changeant certains détails (notamment l'effet des feux d'artifices, que je vous laisse découvrir par vous-même...). C'est un livre qui se lit relativement vite, et qui est très visuel, grâce à l'écriture façon scénario.
De plus, dans l'édition J'ai lu, il y a des images du film au centre, des photos de Marty, de sa soeur, de la traque du loup par les hommes du village...

Je dirais donc que ce n'est pas LE roman marquant de Stephen King, mais il se lit d'une traite, de quoi passer une bonne soirée dans le noir, un soir de pleine lune...


lundi 2 mars 2015

Encore d'autres achats

A défaut de pouvoir lire, telle une cigale, je fais mes réserves dans l'éventualité d'avoir le temps de faire ma fourmis plus tard ( vivement juillet!)!

En recomptant mes livres, j'ai vu qu'il me manquait encore quelques Stephen King, dont Chantier:
Maintenant, c'est bon, il est dans ma PàL!

Ensuite, bientôt un an que je me suis mise à la Chick-Lit, mais il me manquait la suite du Diable s'habille en Prada, Stiletto Blues à Hollywood de LaurenWeisberger:
Et enfin, même si j'ai déjà lu dune nouvelle de Gilles Legardinier dans le recueil 13 à Table!, je n'ai jamais lu un de ces romans, j'ai donc choisit Demain, j'arrête! (la couverture m'inspirait^^):



vendredi 23 janvier 2015

Misery, Stephen King

Résumé: Quand Paul Sheldon, romancier à succès, apprend que l'étrange Annie Wilkes l'a sauvé de l'épave de sa voiture, il lui en est profondément reconnaissant. Pas pour longtemps. Cloué dans son lit, les jambes en miettes, il comprend très vite que l'élan de l'infirmière n'était pas exactement altruiste. En le ramenant chez elle, en le soignant, elle s'octroyait son écrivain préféré pour elle toute seule, elle avait bien l'intention de le garder pour qu'il écrive un nouveau roman, un roman pour elle. Coûte que coûte, Paul Sheldon doit faire renaître son héroïne récurrente, Misery Chastain, morte à la fin de l'épisode précédente. La vie de Paul en dépend.
J'ai lu ce roman après avoir vu le film, plusieurs fois. J'adore le jeu de Kathy Bates, elle me fait flipper à chaque fois, elle est complètement folle. Hé bien, en lisant le roman, je l'ai trouvé sympathique dans le film!
Là, on a un vrai portrait psychologique de Annie Wilkes: vieille fille, infirmière réformée, psychopathe de première...
Paul Sheldon, le pauvre, ne pouvait pas bouger à cause de sa condition physique due à son accident de voiture.Mais l'accident est-il responsable à 100% de sa santé? Ou la gentille infirmière y est-elle pour quelque chose? Chaque fois que Paul veut sortir de la chambre, cache des comprimées dans la doublure de son matelas, j'ai peur. Chaque fois qu'Annie rentre dans la chambre, j'ai peur. Quand Paul veut visiter sa maison en fauteil roulant pendant l'absence de sa tortionnaire, j'ai peur. Quand Annie l'immobilise pour de bon, je ferme les yeux...
Si vous avez vu le film (attention, spoil), vous vous rappelez certainement de cette scène où Paul est sur le lit, et Annie lui cale les pieds avec des briques, puis lui massacre les chevilles à coup de marteau... Je ferme toujours les yeux pendant cette scène, je la trouve horrible. Essayez de fermer les yeux quand vous lisez...
Je m'attendais à lire cette scène, sans me douter qu'elle serait bien différente de celle du film. En réalité, se faire broyer les chevilles, ce n'est pas si mal comparé à la description que fait King de la scène...

Lisez ce roman. Sérieux, il est génial. En plus, la mise en abîme sur le rôle d'un écrivain est pas mal, King se confie un peu à nous via Paul Sheldon, notamment quand il explique comment un auteur construit un roman.

Lisez ce roman. Sérieux.

mercredi 17 décembre 2014

Joyland, Stephen King


Un des derniers de Stephen King, qui m'a été offert en cadeau de départ par les collègues qui connaissaient mes goûts: Joyland, de Stephen King.
Paru en France le 30 avril 2014 aux éditions Albin Michel, je m'attendais, vu le thème, à une suite de ça. Il y a beau avoir des clowns, ils n'ont pas vraiment le même tempérament que le précédent protagoniste des romans de King.

Quatrième de couverture française, édition Albin Michel :
Les clowns vous ont toujours fait un peu peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage.
Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse.  Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais.
Stephen King nous plonge avec une douce nostalgie, dans l’atmosphère d’une Amérique rétro.

Quatrième de couverture AMERICAINE :
L'étudiant Devin Jones prend un job d'été à Joyland, espérant ainsi oublier la fille qui a brisé son coeur. Mais il guérira en rencontrant quelque chose de bien plus terrible : l'héritage d'un tueur vicieux et le destin d'un enfant mourant, ainsi que la sombre vérité de la vie - et ce qui vient après -, et cela le changera à jamais.

Une histoire prenante autour de l'amour et de la perte, au sujet du fait de grandir et d'avoir grandit, ainsi que ceux qui ne peuvent faire ni l'un ni l'autre parce que la mort les emporte trop tôt. JOYLAND est un Stephen King au sommet de son art de conteur. Avec toutes les émotions des chefs d'oeuvres tels que LA LIGNE VERTE ou LES EVADES (nb : film adaptant une de ses nouvelles), JOYLAND est à la fois une histoire de mystère, une histoire d'horreur, et un roman mélancolique, un roman qui émouvera chacun, même le lecteur le plus aguerri.
Aparté: j'aime la façon dont les Américains spoilent (je suis linguiste, je francise le verbe, oui môsieur!) le lecteur dès le résumé. 
Néanmoins, cela me permet de vous spoiler moi-même un peu.
Effectivement, on retrouve là bon nombre d'ingrédients qui font des romans de Stephen King, des romans de Stephen King. Il y a du fantastique, un peu d'horreur, un personnage qui part à la recherche de son soi profond, un personnage attachant, des twists...

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est que justement, tous les ingrédients traditionnels de King ne sont pas réunis, contrairement à un autre roman paru récemment, Doctor Sleep (article à venir). En fait, on se laisse porter par l’histoire de cet étudiant qui travaille pendant les vacances d’été, les attractions qu’il doit nettoyer, le costume de la mascotte du parc qu’il doit porter même pendant la canicule, son histoire d’amour, ses moments avec ses colocs…
J’ai vraiment eu l’impression, plus que de lire un roman, de partager un bout de vie avec le héros.
Et plus qu’un livre d’horreur ou de fantastique, Joyland se rapproche plus d’un roman policier : un meurtre a été commis il y a nombres d’années dans le train fantôme, l’esprit de la victime réapparaît pour se faire venger  (ou est-ce le fruit de l’imagination des touristes ?), et notre héros part à la châsse au tueur.

Un détail : la description du parc d’attraction, avec ses vieux manèges et ses personnages un peu miteux, m’a fait penser au Parc Saint Paul, près de Beauvais, où je suis déjà allée quelque fois. Avec l’image de ce parc en tête, j’étais littéralement transportée dans l’univers du roman.


Avis aux amateurs !